Il massimo del romanticismo

ALLA SERA

Forse perché della fatal quiete
tu sei l'imago a me sì cara vieni
o sera! E quando ti corteggian liete
le nubi estive e i zeffiri sereni,

e quando dal nevoso aere inquïete
tenebre e lunghe all'universo meni
sempre scendi invocata, e le secrete
vie del mio cor soavemente tieni.

Vagar mi fai co' miei pensier su l'orme
che vanno al nulla eterno; e intanto fugge
questo reo tempo, e van con lui le torme

delle cure onde meco egli si strugge;
e mentre io guardo la tua pace, dorme
quello spirto guerrier ch'entro mi rugge.


U. Foscolo.

Il massimo : Pavese


Sempre vieni dal mare
e ne hai la voce roca,
sempre hai occhi segreti
d'acqua viva tra i rovi,
e fronte bassa, Come
cielo basso di nubi.
Ogni volta rivivi
come una cosa antica
e selvaggia, che il cuore
già sapeva e si serra.

Ogni volta è uno strappo,
ogni volta è la morte.
Noi sempre combattemmo.
Chi si risolve all'urto
ha gustato la morte
e la porta nel sangue.
Come buoni nemici
che non s'odiano pié
noi abbiamo una stessa
voce, una stessa pena
e viviamo affrontati
sotto povero cielo.
Tra noi non insidie,
non inutili cose -
combatteremo sempre.

Combatteremo ancora,
combatteremo sempre,
perchè cerchiamo il sonno
della morte affiancati,
e abbiamo voce roca
fronte bassa e selvaggia
e un identico cielo.
Fummo fatti per questo.
Se tu od io cede all'urto,
segue una notte lunga
che non è pace o tregua
e non è morte vera.
Tu non sei pié. Le braccia
si dibattono invano.

Fin che ci trema il cuore.
Hanno detto un tuo nome.
Ricomincia la morte.
Cosa ignota e selvaggia
sei rinata dal mare.


Cesare Pavese

Ma première poésie

Je sais enfin pourquoi
    Ma poupée est malade
    Chaque nuit, en cachette,
    Elle fait sa toilette
    Et court au bal masqué
    Où les pierrots poudrés
    Et les polichinelles
    Ne dansent qu'avec elle,
    C'est un chat du quartier
    Qui me l'a raconté.
    Et moi qui la soignait
    Au thé de serpolet!
    "Très bien, mademoiselle,
    Avec une ficelle
    Je vous lierai, la nuit
    Au pied de votre lit! "


La lanterne magique - Maurice carême

Texte Libre

Dis-moi,muse, cet homme subtil qui erra si longtemps,
après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troiè.
Et il vit les cités de peuples nombreux, et il connut leur esprit ;
et, dans son coeur, il endura beaucoup de maux, sur la mer,
pour sa propre vie et le retour de ses compagnons
Mais il ne les sauva point, contre son désir ;
et ils périrent par leur impiété,
les insensés ! ayant mangé les boeufs de Hèlios Hypérionade.
Et ce dernier leur ravit l'heure du retour.
Dis-moi une partie de ces choses, Déesse, fille de Zeus.
 
Premiers vers de L'Odyssée d'Homère (traduction de Leconte de Lisle, 1818-1894)
Lundi 11 mai 2009
Oui, des Licornes...

Bon, n'allez pas vous imaginer qu'il y en a à tous les coins de rue ... mais il y en a.

Je sais bien, ceux qui ont quelque sympathie pour moi redoutaient que je ne les trouve aussi là bas, mes amis se  doutaient que je les trouveraient et mes ennemis en doutaient ... et bien voilà qui est fait.

Il faut dire que les Licornes affectionnent particulièrement la pluie et que ... j'affectionne aussi la pluie douce et suave de Vancouver ... Vancouver était donc le lieu idéal pour cette rencontre.


Je sais bien, j'ai de la chance, une chance inouïe, sur un milliard de milliard de rencontrer une Licorne....
Que voulez vous que j'y fasse, si j'ai de la chance !

Donc, oui les licornes de Vancouver sont belles, quoique "belle" n'est pas le terme le plus approprié que je choisirais pour décrire une licorne, mais bref.
Oui, licornes aux pluriels parce que j'en ai vu deux, j'ai un doute mais je crois bien que cela n'était pas la même chaque fois.

A part cette considération sur cette récente découverte, j'ai rencontré aussi un dragon, mais un dragon expatrié, oui, un  Dragon de chez nous ... qui sait comment il a atterri à Vancouver ?!  mais bref : affable et sympathique, un vrai bon dragon, sauf que celui là est un peu compliqué, même lorsqu'on a appris pendant 10 ans l'art d'apprivoiser les dragons, que voulez vous que j'y fasse, cela m'énerve de me rendre compte j' en suis encore au stade "dragon simple".

Mais oui, mais oui, les prestations se sont bien passées, vous savez bien que je ne donne pas d'infos sur ma diva-gante vie sur mon blog.

Bon, vous aurez toutes les informations dès que possible mais pas sur le Blog !
Par Sabine
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Lundi 20 avril 2009
Y a t'il oui ou non des Licornes à Vancouver ?


Vraie question en vérité.
Car si il y en a il est probable que je resterai près d'elles.



A part cela, je ressens à l'idée de parcourir tous ces km pour chanter sur l'île des Licornes une émotion qui est digne des plus beaux levers de soleils.

C'est qu'il va y en avoir des levers de soleil là bas !!!

Que mon métier est merveilleusement merveilleux ! Et que chanter en sachant qu' elles sont là tout près, que peut-être l'une d'entres elles m'écoute !


Par Sabine - Publié dans : elphinium
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Dimanche 5 avril 2009
Ha, que j'aime votre musique Monsieur Berlioz, j'aime ces harmonies qui se dégagent avec force et constance de vos compositions, j'aime cette vibration intense et parfois sublime.

Parfois sublime, pas toujours ? Oui, parfois, ce "parfois" qui fait que je ne me sens pas écrasée par votre oeuvre je ne me sens pas jaugée, menacée, mais poussée à vous chanter, à vous déclamer, à vous aimer !

Et non, je ne vous remercie pas, je vous attends, encore et toujours, au delà des ans, des semaines et des siècles ! J'exige que vous restiez près de moi.
J'exige que les gens qui vous trouvent "trop" ou "pas assez" s'éloignent de moi !
Par Sabine
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Dimanche 5 avril 2009
Bien que je ne revienne pas sur ma décision  de ne pas parler de mon travail d'artiste  dans mon blog mais de ne parler que de l'anti star qui sommeille en moi, et justement pour cela sans doute, je ne résiste pas à la tentation de confier à ce blog le "dietro le quinte" de mes concerts, de certains de mes concerts du moins.


Et voici un apparté secret avec la douce Silvia, pendant les derniers réglages d'une des représentations de Berlioz en février dernier.
Que nous disions nous ?

Nous  parlions sans doute de l'acoustique et là je n'en dirai pas plus, j'ai passé l'après midi à "parler" de l'acoustique.
C'est fou ce que je suis diplomate dans ce blog !

Mais j'ai de cet apparté minuscule avec Silvia le souvenir de ces moments fugitifs que l'on n'a que dans ces moments là : lorsque tout est surdimentionné par ce que l'on va donner et dont on ne connait pas encore exactement la teneur.

Stéph and Sab 9 points !!!


Et puis il y a Stéphane, le précieux Stéphane, patient, amical, stable et pondéré, grand pianiste qui n'a pas besoin de le faire remarquer avant de vous accompagner...

Nous attendions quoi ? Des réglages : la neige  qui ne passait que d'un côté ? La croix qui ne s'affichait pas ? La rampe de face qui descendait trop ???

Mais nous étions là, dans le cocon du plateau, j'avoue : relativement tranquilles, relativement émerveillés tous les deux : et bien oui, moi je le suis toujours, j'ai beau avoir l'habitude, je ne me lasse pas de ces moments d'attentes et d'attente, de solitude et de complicité avec "ceux qui sont avec nous".

Un peu comme un voyage sur un superbe voilier, avec un super équipage et une bonne voilure !






Par Sabine
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Samedi 4 avril 2009
Et bien, oui, j'aime ce pouvoir là, celui de la tige qui soutient la fleur. Une tige fluette et sobre qui fait que la fleur survit.

Cette tige si fine est cependant parfaitement proportionnée, si proportionnée qu'elle n'a aucun mal à porter la corolle.

Ainsi est sans doute notre âme, si parfaitement établie qu'elle supporte notre oeuvre dans ce monde, la porte et la soutient, malgré tout : l'orage, la tempête, le soleil aveuglant.

Et même lorsqu'on essaie de faucher cette oeuvre qui est la notre, la tige comme l'âme continue à survivre assez pour recueillir autour de la fleur  l'énergie et continuer de soutenir la fleur et l'oeuvre de toute une vie.

C'est pour cela qu'une simple fleur est pour moi si importante, qu'une seule fleur, seule est si pleine parfois se suffit à elle même, si belle, si parfaite. Et c'est pour cela que j'aime les tulipes blanches dont l'harmonie de la tige et de la fleur est parfaite.



Par Sabine
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Mer et poésie


"La poésie est élément.

Elle est irréductible, incorruptible et réfractaire.

Comme la mer, elle dit chaque fois tout ce qu'elle a à dire. "

Victor Hugo

Poésie et solitude

 ¡Dios mío, qué solos se quedan los muertos!

Cerraron sus ojos
Que aún tenía abiertos;
Taparon su cara
Con un blanco lienzo;
Y unos sollozando,
Otros en silencio,
De la triste alcoba
Todos se salieron.

La luz, que en un vaso
Ardía en el suelo,
Al muro arrojaba
La sombra del lecho,
Y entre aquella sombra
Veíase a intervalos
Dibujarse rígida
La forma del cuerpo.

Despertaba el día
Y a su albor primero,
Con sus mil ruidos
Despertaba el pueblo.
Ante aquel contraste
De vida y misterios,
De luz y tinieblas,
Yo pensé un momento:
¡Dios mío, qué solos
Se quedan los muertos!

Gustavo Adolfo Bécquer

Il massimo in assoluto

Dante
Paolo e Francesca
Canto V

Quali colombe, dal disio chiamate,
con l'ali alzate e ferme al dolce nido
vegnon per l'aere dal voler portate;
cotali uscir de la schiera ov'è Dido,
a noi venendo per l'aere maligno,
sì forte fu l'affettuoso grido.
«O animaI grazIoso e benigno
che visitando vai per l'aere perso
noi che tignemmo il mondo di sanguigno,
se fosse amico il re de l'universo,
noi pregheremmo lui de la tua pace,
poi c'hai pietà del nostro mal perverso.
Di quel che udire e che parlar vi piace,
noi udiremo e parleremo a vui,
mentre che 'l vento, come fa, ci tace.
Siede la terra dove nata fui
su la marina dove 'l Po discende
per aver pace co' seguaci sui.
Amor, ch'al cor gentil ratto s'apprende,
prese costui de la bella persona
che mi fu tolta; e 'l modo ancor m'offende.
Amor, ch'a nullo amato amar perdona,
mi prese del costui piacer sì forte,
che, come vedi, ancor non m'abbandona.
Amor condusse noi ad una morte:
Caina attende chi vita ci spense.»
Queste parole da lor ci fur porte.
Quand'io intesi quell'anime offense;
chinai 'l viso, e tanto il tenni basso,
fin che 'l poeta mi disse: «Che pense?»
Quando rispuosi, cominciai: «Oh lasso,
quanti dolci pensier, quanto disio
menò costoro al doloroso passo!»
Poi mi rivolsi a loro e parla' io,
e cominciai: «Francesca, i tuoi martiri
a lacrimar mi fanno tristo e pio.
Ma dimmi: al tempo de' dolci sospiri,
a che e come concedette amore
che conosceste i dubbiosi disiri?»
E quella a me: «Nessun maggior dolore
che ricordarsi del tempo felice
ne la miseria; e ciò sa 'l tuo dottore.
Ma s'a conoscer la prima radice
del nostro amor tu hai cotanto affetto,
dirò come colui che piange e dice.
Noi leggiavamo un giorno per diletto
di Lancialotto come amor lo strinse:
soli eravamo e sanza alcun sospetto.
Per più fiate li occhi ci sospinse
quella lettura, e scolorocci il viso;
ma solo un punto fu quel che ci vinse.
Quando leggemmo il disiato riso
esser baciato da cotanto amante,
questi, che mai da me non fia diviso,
la bocca mi baciò tutto tremante.
Galeotto fu il libro e chi lo scrisse:
quel giorno più non vi leggemmo avante».

 
Inferno, Canto V, vv. 82 138

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